Blogosphère, statusphère, médiasphère ? Non, infosphère
La statusphère, qui tire son nom de status et renvoie au quelques mots que l’on met sur ses profils, serait composée des myriades de messages mis en ligne par les utilisateurs sur les réseaux de type Facebook, MySpace, Friendfeed, Gtalk, Plurk, identica, aka-aki… Sa nature, sa puissance en tant que chambre d’écho rapide fait de cette statusphère l’objet de débats animés et d’analyses intéressantes sur les relais d’influence. Elle est également mise en comparaison avec la blogosphère pour en percevoir différences et similitudes.
Pourtant la statusphère n’existe peut-être pas, du moins pas dans un sens aussi vague et inclusif. Car on met dans un même panier différents types d’articles sans vraiment de rapport entre eux, on oublie les interactions, et surtout on raisonne en vase clos.
L’hygiène en chanson : Wilkinson tranche, Dove n’arrive pas à se faire mousser
La publicité pour les produits d’hygiène, c’est toujours délicat. Il faut donner envie avec des produits qui sont vécus par l’utilisateur comme une nécessité. Cela passe par plusieurs options : la santé (principes actifs qui ont un effet bénéfique ou préviennent les effets du temps par exemple), le côté festif (avec Dop : les enfants jouent avec la mousse sans que ça pique les yeux) et bien entendu le confort (produit qui n’agresse pas, qui apporte une sensation de bien-être). On peut éventuellement faire rêver en incluant quelques clichés exotiques : huile d’argan, extraits de plantes polynésiennes…
En peu de temps, deux marques ont tenté la chanson qui reste dans la tête, avec une jeune fille belle et rebelle en vue. Match inégal.
Twitter dévore les billets ? Et alors ?
Il m’avait semblé que les blogueurs, du moins une bonne partie des blogueurs médias et technologie que je mentionne souvent, écrivaient moins ces derniers temps. Jean Véronis semble le confirmer et propose une explication : les foutus gazouillis de Twitter auraient phagocyté le temps de rédaction de billets et même (dit-il) de commentaires.
Twitter a-t-il donc écorné, essoufflé la blogosphère en lui rognant une partie du temps que l’on passait à bloguer ? Est-ce que Twitter c’est tromper ? Et finalement, est-ce bien grave ?
Innovation et usage : le match sans fin
L’innovation technologique, la science, le progrès… tout cela semble porter l’humanité vers l’avant : certains gestes deviennent plus pratiques, moins pénibles, plus accessibles, plus rapides. C’est vrai la plupart du temps. Parfois, le savoir-faire a disparu ou a été abandonné : que l’on songe au chauffage par le sol ou à l’adduction d’eau des romains pour prendre des exemples forts sur le confort. Parfois, on assiste à une course en avant pour réaliser un vieux rêve, un défi, et une fois qu’il est atteint on s’en détourne comme Dom Juan une fois qu’il conquis le cœur d’une femme : finalement la quête valait mieux que l’objectif.
Oui, nous sommes capricieux. Nous ne savons pas ce que nous voulons. Et quand nous disons ce que nous voulons, et bien en fait nous mentons.
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