En temps de crise, c’est chacun pour soi selon le Conseil Régional d’Ile-de-France
Il en est de la publicité comme des champignons, des policiers, des taxis ou des trombonnes : c’est quand on en cherche que l’on n’en trouve pas. Me voilà donc réduit à relater de mémoire une publicité affichée dans le métro parisien, vantant le vampirisme francilien en ces temps de crise. Jean-Paul Huchon tire-t-il la couverture à nous ?
Plus belle ma pub : si j’avais un marteau
A quoi tient parfois le clin d’œil plus ou moins subtil ? A quelques mots. Ou du moins leur agencement.
En effet, qui aurait formulé une opération en faisant précéder le nom du comparatif avant 2004 ?
Benjamin Gates chez les curés
Avec la rentrée des classes, c’est aussi la rentrée des associations, clubs de sport, et toutes sortes d’autres activités pour les chères têtes brunes (c’est aussi arbitraire que “blondes”) qui trouvent leur place le mercredi. Parmi lesquelles l’enseignement religieux, et c’est une affiche réalisée pour le diocèse d’Ile-de-France qui a retenu mon attention en cette semaine de visite du Pape Benoît VXI à Lourdes pour les 150 ans de l’apparition mariale génératrice d’un God business qui coule de source.
Engagez-vous, rengagez-vous qu’ils disaient…
On a beau préparer une campagne de publicité bien comme il faut, avec des messages clairs et bien réfléchis même sur un sujet difficile, personne n’est à l’abri d’un hiatus, en particulier quand un événement vient tout mettre à plat et même donner une couleur particulièrement cynique à la campagne.
Il y a quelques années, l’Administration Pénitentiaire avait préparé un spot publicitaire pour le recrutement de gardiens de prison, en lui donnant une dimension humaine sans cacher les difficultés. Assez subtilement amené. La voici :
Hélas, une spectaculaire évasion quelques jours plus tard avait rendu le spot totalement obsolète, il a été retiré de la diffusion le jour même et n’a fait qu’une timide apparition des mois plus tard. Gâchis financier, image dégradée.
Aujourd’hui, c’est une affiche vue dans le métro qui fait du tort à l’armée française après la tragique ambuscade en Afghanistan qui a fait 10 morts et 21 blessés. La voici, avec le graffiti évident qui l’accompagne :
Car à la différence d’un spot radio ou télé, une affiche reste en place tant qu’elle n’est pas remplacée par une autre campagne, il me semble.
Coïncidences d’affichage : le retour
Encore une fois, je ne peux m’empêcher de faire des rapprochements entre affiches vues dans le métro évènements. Car il est des coïncidences troublantes qui ne trouvent pas de réponse immédiate mais laisseraient supposer à d’éventuels partisans de théories du complot (dont je ne suis pas) qu’il y a anguille sous roche : la visibilité de l’un sert-elle celle de l’autre, et si oui, est-ce conçu sciemment ? Effet de miroir à distance de quelques couloirs.
Opportunisme ou coïncidence d’affichage ?
Il y a quelques mois on pouvait voir dans le métro de belles et grandes affiches pour une grande exposition consacrée à Giuseppe Arcimboldo. Elle a été très bien “promotionnée” dans tous les médias, de Télé Matin au Six minutes d’M6, ce qui a dû participer à son succès. L’affichage pour l’exposition au Sénat dans le métro a, très curieusement, donné le coup d’envoi d’une deuxième vague d’affichage pour Malibu.

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