Les Attila des conversations : après le point Godwin, le point Narvic ?
Les commentaires sont un des éléments marquants du web participatif. Ce dernier ne permet pas seulement de créer du contenu facilement, il permet aussi d’encourager les discussions. C’est en partie la richesse de l’échange qui provoque un basculement : un particulier peut ainsi devenir un média émettant de l’information et en augmentant son rayonnement dans son infosphère.
Pourtant, ces conversations ne sont pas toujours fertiles ni pertinentes. C’est pour le moment un problème important pour les médias présents sur le web, où l’indigence des commentaires est un phénomène assez largement partagé. Notons au passage que les auteurs ne participent jamais aux conversations sur leurs propres écrits, ce qui n’incite peut-être qu’à la critique négative (pour ne pas dire trolling) ou aux vivats peu argumentés.
Il y a également deux cas où la conversation s’arrête net (ou presque) : quand un Attila de la conversation arrive. Là où il passe, le débat ne repousse plus.
Le web, cet objet constructiviste
Au cours d’une discussion sur les outils de cartographie, de découverte et d’historisation du web avec David, nous en sommes venus à une réflexion plus profonde sur la nature même de cet objet protéiforme. On a tendance à penser le web comme un objet, donné, posé, subjectif.
Et si en réalité il était construit parce que nous l’observons ? Et s’il n’était pas le même selon la façon dont on le regarde ? Et si le web était constructiviste ?
e-Reputation : la stratégie du coucou
Ce blog ne cherche pas le classement, il n’a pas de blogroll (d’autant plus inutile que le classement Wikio ne prend pas en compte les liens vers la page d’accueil) et n’est pas référencé activement. Comment alors faire connaître son blog des autres blogueurs qui écrivent sur les même domaines ou sur des domaines connexes ? Comment acquérir une certaine e-reputation ? En adoptant la stratégie du coucou de l’Ancien Monde.
Les commentaires sont des débats comme les autres, il leur faut un animateur
Les commentaires sont un élément complexe à gérer pour les médias en ligne. Ce qui relevait à l’origine de l’espace d’expression, de réaction, vire un peu au cauchemar. Quand les contributions des visiteurs sont trop nombreuses, la conversation devient finalement un brouhaha dans lequel il devient difficile de faire le tri entre ce qui est participatif et constructif de ce qui est sans grande valeur. Le rôle du community manager n’est pas aisé, puisqu’il doit laisser les gens s’exprimer en accord avec la charte établie par le média et en respect de la loi sans passer pour un vilain censeur et parfois en riant de flatteries potaches de Fatals Flatteurs. Sauf quand le community manager est débordé, ou quand la rédaction demande à fermer les commentaires parce que le flot ne tarit pas et que le sujet gêne (cas Etienne Mougeotte et son calamiteux édito sur Lefigaro.fr).
Les commentaires peuvent prendre deux voies dommageables à la conversation, qui ne sont pas mutuellement exclusives. Il s’agit de la surchauffe, de la prise de bec, du clash. Ou bien la conversation dévie et les commentateurs finissent par se parler entre eux. Le début de cette analyse me vient d’un billet de… Diane Tell (oui, la chanteuse, et d’ailleurs elle twitte aussi) qui mène une réflexion assez engagée sur son blog.
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