[ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

Il y a parfois dans la vie de grands moments de solitude

[mode états d’âme on]

Ce n’est pas évident de rédiger un premier billet. Enfin, si. Sauf qu’on a des milliers de choses à dire, que hiérarchiser l’importance de tous ces éléments qu’on voudrait tant dire est difficile parce que sur le moment tout semble important. Les questions existentielles fusent de toute part : et de quoi je vais causer, et comment je vais me présenter, et si je la faisais façon « à propos de », et si je commençais par les raisons qui me poussent à écrire des billets dans un blog, et comment je m’y prends…

En fait, j’oscille entre l’angoisse du « billet blanc » (je n’ai pas trouvé de bon équivalent numérique à la « page blanche ») et l’hésitation légitime de celui qui sait ce qu’il veut et pour cela doit décoller un oursin du bout des doigts : sans trop savoir par quel bout commencer. Un premier vrai billet sans introduction, ça me parait brutal et indélicat, comme une grosse claque dans le dos qui se voudrait conviviale mais intervient seulement 2 minutes après les présentation (et qu’a priori on n’a pas gardé les cochons ensemble).

Il y a bien la solution de tirer à la ligne pour faire du remplissage et finir en pirouette, mais à quoi ça sert ? Ou un collage improbable façon panorama de ce qui se fait pour une « toute première fois ». Il existe bien des recueils de préfaces, eux-même préfacés…

Un peu désemparé, j’ai tout de même regardé quelques « premiers billets » d’autres blogueurs, il semble qu’ils aient en grande majorité opté pour le grand plongeon immédiat mais moi je ne peux pas. Pudeur, peut-être.

Alors il reste la liste, c’est rébarbatif et sec, jamais satisfaisant côté ordonnancement non plus. Je n’ai trouvé que ça.

  • Moi : l’auteur. (Ah bon ?)
  • Ma vie : comme tout le monde je veux.
  • Mon œuvre : la société, Internet, les NTIC en général, les médias anciens et nouveaux, l’actualité sur tous les fronts, ce qui me passe par la tête (et y’en a).

Pour ce qui est de la catégorie de ce billet, à nouveau mis devant un choix cornélien, j’ai opté pour une solution simple et efficace : toutes. Choisir, c’est renoncer, et renoncer c’est éliminer. Finalement, je crois que la tiens, ma pirouette : j’ai choisi de ne pas choisir, et renoncé à renoncer.

Bienvenue. Merci. A bientôt.

[mode états d’âme off]

2 Réponses

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  1. Maxime Viry said, on 8 avril 2009 at 8:51

    J’adore ! j’étais dans le même état d’esprit pas plus tard qu’hier !

  2. Monsieur Kaplan said, on 16 juin 2009 at 11:26

    Ça a moins de gueule que le lancement du paquebot France par le général de Gaulle, mais c’est plus sympa !
    J’aime bien l’auteur de ce blog, que je ne connais pas mais que je suis sur Twitter…
    Je crois que je vais venir un peu plus souvent par ici.


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