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Des noms d’oiseaux numériques pour Twitter

Posted in ! - Boulchit, ) - Feun, ∞ - Toudoto by [ Enikao ] on 12 juillet 2009

Twitter est à la mode dans les médias et on nous serine que le piou-piou bleu va révolutionner la planête, même si dans les faits peu de gens l’utilisent : environ 100 000 comptes en France, dont à peine la moitié est active. Ce week-end le JDD y consacre de nombreuses pages, entre un petit explicatif de la mécanique, une interview de Nathalie Kosciusko-Morizet et le point de vue de Paul Virilio. Personne n’a encore demandé si Edith Piaf ou Bernard Loiseau auraient twitté, mais ça ne va pas tarder.

Quelques réflexions sur le champ lexical de Twitter en Français comme le nom d’un utilisateur de Twitter ou la curieuse traduction qu’en font certains poussent à structurer un peu la perception de ce curieux royaume des gazouillis.

Parmi les volatiles qui sévissent sur Twitter, il en est de différents genres. Cet écosystème mérite une classification, et si certains ont cherché à catégoriser en fonction des seuls défauts, il faut peut-être élargir le champ de vision.

Puisque le symbole du service en 140 cygnes (rions ensembles) est un plumitif, il convient de préciser l’espèce de chacun. Voici donc un début de classification qui n’est pas exhaustif et qui ne cherche qu’à donner les grandes lignes. A chacun de s’y reconnaître ou d’y reconnaître quelqu’un.

Le corbeau : oiseau de mauvaise augure, croasse ses sarcasmes sans craindre les représailles.

Le goéland : apprécie les voyages. Il pleure ce qu’il a vu ou ce qu’il voit, loin d’ici.

La mouette : comme le goéland, mais sur un ton moqueur.

Le faucon : huit des phrases étranges, mais c’est un fake.

La colombe et son pigeon : ils roucoulent, forcément. Comme ces deux tourtereaux.

La grue ou la cigogne / le héron : fait la belle / le beau, avec une certaine réussite. Craquètements et huements sont très mesurés, bien ciblés, maîtrisés.

Le paon : proche du héron, mais lui en fait trop, même en restant silencieux (couleurs criardes de l’avatar).

La pie : agasse sur tout ce qu’elle voit de brillant ici et là. Agace tout court.

Le canard : il y en existe plusieurs sortes, ce sont des canards bien connus du grand public, soit disponibles en kiosque soit pure players du web. Hélas, la plupart ne caquètent que des articles qu’ils ont eux-même pondus.

Le perroquet / la perruche : répète et retwitte à l’envi. Ca fait rire. Un temps.

Le flamand rose : gay assumé.*

La poule/le coq : un peu trop fièr(e), se croit l’attraction de la basse-cour. Ne décolle pourtant pas du sol…

Le pivert : picasse sur un rythme frénétique, vite assommant.

Le pélican : crie la bouche pleine, souvent remplie de liens pêchés ici et là dans les flux ou les ondes.

Le pingouin : brait maladroitement, pataud qu’il est.

Le manchot : comme le pingouin, mais plonge davantage qu’il ne décolle.

L’autruche : pond peu, mais pond gros.

L’hirondelle : tridule en bande, et par vagues. Insignifiant en tant qu’individu. Il faut être attentif au nombre : si un cri seul n’annonce pas le printemps, une nuée plus massive annonce assurément quelque chose d’important.

Le vautour : nécrophage, se repait de nouvelles tragiques. Fait un sale boulot dont personne ne veut, mais le fait bien.

La chouette / le hibou : twitte plutôt au calme, la nuit. La tête pivotante lui permet de scruter dans des domaines très divers et de hululer pareillement.

La dinde / le dindon : glougloute et se dandine pour se faire remarquer. En vain. N’a pas la classe de la grue/ du héron.

L’aigle : glatit avec classe et distinction. Econome de ses moyens, il sait prendre de la hauteur et ne pique que si nécessaire.

Le colibri : trop agité, se dépense énormément pour des effets modestes. Ses zinzinulements permanents ressemblent à du flood et insupportent rapidement.

La chauve-souris : sort du lot en raison de sa classe à part (mammifère). La chauve-souris perçoit les choses grâce à un sens qui lui est propre et réfléchit souvent la tête en bas. Aussi, ses grincements étranges semblent sortir de nulle part et lui confèrent un cachet bien particulier.

La bécasse / le perdreau : coucouane des couillonnades à tue-tête. Tête qui mériterait bien un peu de plomb.

Le dodo : animal mythique dont on parle avec passion mais que personne n’a vu.

La girouette : twitte tout et son contraire. Son cri caractéristique est le grincement, que l’on peut l’anticiper en sentant le vent tourner.

A compléter éventuellement ? Si l’envie nous prend parfois de clouer le bec à quelqu’un sur Twitter, voire de lui voler dans les plumes, autant lui trouver le nom d’oiseau adéquat.

*oui, c’est un vilain cliché.

Une Réponse

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  1. alphoenix said, on 13 juillet 2009 at 11:27

    Alors je trouve ça un brin mesquin de ne pas profiter de ce bel inventaire pour faire par la même occasion un petit #followfriday et nous citer à côté de chaque définition un exemple, comme il est de coutume dans feu les Roberts de LaRousse. Je trouve par exemple que la chauve-souris pourrait dignement être le qualificatif du maître de maison, qui nous gratifie régulièrement de ses [klassificachionne] incompréhensibles…
    Des noms, des noms, des noms !


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