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Rendez-nous l’Internet mobile

Posted in ∞ - Toudoto, Ф - Nutek, Ө - Hitek by [ Enikao ] on 18 septembre 2019

Depuis les débuts de la téléphonie mobile à la fin du deuxième millénaire de notre ère, nous n’avons eu de cesse que de porter le réseau des réseaux jusque dans nos poches. Bien sûr, il existait déjà des ordinateurs portables dotés de modems et il suffisait de trouver une ligne téléphonique pour se connecter. Mais nous restions attachés, c’était un Internet avec un fil à la patte… jusqu’au WAP et aux portails mobiles en noir et blanc (ou dégradés de gris) sur les antiques écrans à cristaux liquides. L’Internet mobile a continué à se déployer lentement. L’accès aux e-mails était réservé aux très privilégiés utilisant un Blackberry et ses services associés, puis c’est devenu très banal.

La fin des années 2000 a vu un changement majeur bouleverser nos habitudes et ouvrir des possibilités folles : le smartphone connecté aux réseaux 3G ! Multifonction par nature, il peut embarquer tout un tas d’applications qui s’appuient sur une connectivité mobile rapide (sauf pour le tout premier iPhone, en-deça des standards du marché de l’époque avec sa pauvre 2G) ce qui en fait un véritable objet à tout faire. En peu de temps, il a remplacé les appareils photo numériques de petite capacité puis les caméras, les baladeurs audio, il a embarqué de nombreux jeux très convaincants (jusqu’à des jeux de stratégie ou des hack & slash prenants), il est devenu kiosque numérique et surtout point de contact permanent avec les réseaux sociaux grâce aux notifications.

Quelle formidable avancée ! Certes, mais regardons en face les désillusions.

 

L’appification, l’incompétence en hypercroissance.

La version 234 de Facebook mobile pèse… 450,1 Mo !
En 201

 

Les podcasts des grandes radios traditionnelles, un insupportable travail de sagouin. Ah, les podcasts mobiles, on va enfin pouvoir écouter la radio de manière asynchrone dans les transports, sous la douche, en mangeant ! Hélas, la catastrophe a également gâché cette belle réjouissance. Avant même d’écouter, c’est le grand n’importe quoi côté nomenclature. Une même émission peut avoir son nom usuel, ou se voir affublée d’une particularité (spécial Noël) sans que l’on sache pourquoi, les détails de l’émission (thématique, nom des invités), mais en aucun cas cela ne sera régulier. Pourquoi ? Est-ce sous-traité à des gens qui s’en fichent ? Et je ne parle pas des typos, de la grammaire et des fautes d’orthographe. Ensuite, les podcasts se sont vus rallongés… par l’ajout d’encarts publicitaires en tout début, allant parfois jusqu’à 30 secondes pour des chroniques de 4 minutes. Et enfin, il arrive souvent à une radio qui se vante d’être la première de France de faire des montages aussi catastrophiques qu’une opération de la cornée à la scie sauteuse : saut avant (on manque un morceau d’émission, tout va bien), saut arrière (on se repasse 1 minute complète sans raison), mélange des deux (saut arrière suivi de projection en avant, histoire de perdre totalement le fil), voire intro mangée par l’ajout publicitaire sus-nommé. Oh, et le fin du fin, c’est encore de se tromper d’émission. On est abonné à un flux, on lance la lecture de l’épisode de la semaine, et c’est en fait une toute autre émission qui a été nommée et introduite à la place. A ce stade d’amateurisme ou de sabotage, il faut un calme olympien pour contenir sa rage.

Les sites mobiles obèses et plus cloîtrés qu’un abbé en plein repentir. Affichage responsive qui s’adapte aux écrans de consultation, versions mobile de pages web, on s’attendait à une fluidité inégalée.

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